De plus en plus de patients arrivent au cabinet déjà sous traitement, prescrit par leur médecin. La perte de poids est là, souvent rapide, et la question qu’ils me posent est presque toujours la même : « est-ce que j’ai encore besoin d’une diététicienne ? » Ma réponse tient en une phrase. Le médicament décide de votre appétit, il ne décide pas de ce que vous perdez.

Assiette simple : poisson grillé, lentilles vertes, brocolis et verre d'eau

Ce que fait le traitement, et ce qu’il ne fait pas

Les analogues du GLP-1 reproduisent l’action d’une hormone digestive. Ils ralentissent la vidange de l’estomac et agissent sur les signaux de satiété. Vous avez moins faim, vous êtes rassasié plus vite, et les apports baissent sans effort de volonté.

Ces traitements sont prescrits et suivis par un médecin, dans des indications précises. Une diététicienne n’en prescrit aucun, n’en ajuste aucun, et ne se substitue à aucune décision médicale. Mon travail commence là où le sien s’arrête : dans l’assiette.

Le vrai risque : perdre du muscle en même temps

Quand les apports s’effondrent, l’organisme ne puise pas que dans la masse grasse. Une part de ce qui est perdu vient de la masse maigre, c’est-à-dire du muscle, et les travaux publiés sur ces traitements montrent que cette part peut être importante quand rien n’est fait pour la limiter.

Cela compte pour deux raisons. Le muscle consomme de l’énergie au repos, donc en perdre abaisse votre dépense de base et prépare la reprise. Et il porte votre autonomie, votre force, votre équilibre, ce qui devient déterminant après cinquante ans.

Deux leviers limitent cette perte : un apport en protéines suffisant à chaque repas, et une activité qui sollicite les muscles. Aucun des deux n’arrive tout seul quand on n’a plus faim.

Manger peu ne dispense pas de manger bien

Avec un appétit divisé par deux, chaque bouchée compte davantage. Les carences apparaissent quand le peu que l’on mange est aussi le moins nourrissant.

Les points que je surveille en priorité : les protéines à chaque repas, le fer, le calcium, les vitamines du groupe B, et les fibres, dont le manque aggrave la constipation déjà fréquente sous traitement. L’hydratation compte autant, et elle passe souvent à la trappe parce qu’on n’a plus la sensation de soif d’avant.

Les effets digestifs, et ce qui les rend supportables

Nausées, satiété brutale, reflux, constipation : ces effets sont fréquents, surtout au début et à chaque augmentation de dose. Beaucoup d’arrêts de traitement viennent de là.

Ce qui aide, en pratique : des portions plus petites et plus fréquentes, un rythme de repas ralenti, moins de matières grasses aux moments difficiles, et une réintroduction progressive des fibres accompagnée d’eau. Ce sont des ajustements simples, mais ils se règlent au cas par cas, pas dans une liste générale.

Et après le traitement

C’est la question que personne ne pose au début. À l’arrêt, l’appétit revient, et la reprise de poids est documentée chez une majorité de patients quand rien d’autre n’a changé entre-temps.

Le traitement ouvre une fenêtre pendant laquelle manger autrement devient possible sans lutte. Ce qui reste après, ce sont les habitudes construites pendant cette fenêtre. C’est exactement le travail d’un suivi diététique.

Comment je travaille dans ce cadre

Nous partons de vos apports réels, pas d’un modèle. Je fixe avec vous une cible en protéines atteignable malgré l’appétit réduit, j’adapte les textures et les horaires aux moments où vous tolérez mieux, et je suis la composition corporelle par impédancemétrie, qui distingue ce que vous perdez en masse grasse et en masse musculaire. Le poids seul ne le dit pas.

Je travaille en complément de votre médecin, jamais à sa place, et je vous renvoie vers lui dès qu’une question relève du traitement.

Faire le point

Que vous soyez déjà sous traitement ou que la question se pose, un bilan permet de poser les bases, au cabinet de Saint-Germain-en-Laye, à celui des Alluets-le-Roi ou en téléconsultation. Voir les tarifs ou prendre rendez-vous.

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Sarah Chaignaud, diététicienne-nutritionniste

Sarah Chaignaud

Diététicienne-nutritionniste

Diplômée depuis 2016, je reçois au cabinet de Saint-Germain-en-Laye, à celui des Alluets-le-Roi et en téléconsultation.

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Cet article informe et ne remplace pas une consultation. Si un symptôme persiste, parlez-en à votre médecin ou à votre diététicien-nutritionniste. Prendre contact avec le cabinet.

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