Un ventre qui gonfle en fin de journée, une fatigue qui tombe après le déjeuner, un transit qui ne se stabilise pas. Ces symptômes évoquent parfois une intolérance alimentaire. Parfois ils viennent d’ailleurs, et c’est là que la méthode compte plus que l’intuition.

Carnet ouvert, stylo et tisane sur une table de cuisine

Les signes les plus fréquents

Deux caractéristiques orientent : les symptômes sont différés, souvent de plusieurs heures, et ils suivent la quantité consommée. Un demi-verre de lait passe, un bol entier ne passe pas.

Beaucoup d’autres causes donnent les mêmes signes

Repas avalé trop vite, portions trop importantes, excès de matières grasses, stress, manque de sommeil, syndrome de l’intestin irritable : la liste est longue. Un inconfort après un repas copieux et arrosé ne signe pas une intolérance au gluten.

Avant de suspecter un aliment, regardez le contexte : à quelle heure vous mangez, en combien de temps, et dans quel état vous arrivez à table.

La démarche qui fonctionne

Je procède en quatre temps.

  1. Écarter d’abord le sérieux. Perte de poids inexpliquée, sang dans les selles, anémie, symptômes nocturnes : ces signes appellent un avis médical, pas un régime. La maladie cœliaque se dépiste par prise de sang avant tout retrait du gluten.
  2. Observer par écrit. Deux à trois semaines de relevé : ce que vous mangez, quand, en quelle quantité, et ce que vous ressentez ensuite. C’est fastidieux. C’est aussi ce qui fait apparaître des régularités qu’aucune mémoire ne restitue.
  3. Tester une éviction ciblée, sur un seul aliment ou une seule famille, pendant deux à quatre semaines. Jamais plusieurs à la fois, sinon vous ne saurez pas lequel était en cause.
  4. Réintroduire par paliers pour trouver le seuil de tolérance. Le but est de savoir jusqu’où vous pouvez aller.

Pourquoi les tests « d’intolérances » du commerce ne servent à rien

Les dosages IgG, capillaires ou sanguins, annoncent des dizaines d’intolérances. Les sociétés savantes d’allergologie ont tranché : ils n’ont aucune valeur diagnostique. Ils mesurent une exposition. Le résultat habituel tient en une liste d’aliments à bannir, un régime appauvri, et des symptômes inchangés.

Un relevé alimentaire, ça se prépare

Noter ses repas paraît simple. Un relevé exploitable demande de la régularité et un minimum de précision : l’heure, la quantité approximative, ce qui a suivi.

Chercher au bon endroit

Un bilan permet de trier ce qui relève de l’aliment et ce qui relève du reste, au cabinet de Saint-Germain-en-Laye, aux Alluets-le-Roi ou en téléconsultation. Voir les tarifs.

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Sarah Chaignaud, diététicienne-nutritionniste

Sarah Chaignaud

Diététicienne-nutritionniste

Diplômée depuis 2016, je reçois au cabinet de Saint-Germain-en-Laye, à celui des Alluets-le-Roi et en téléconsultation.

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Cet article informe et ne remplace pas une consultation. Si un symptôme persiste, parlez-en à votre médecin ou à votre diététicien-nutritionniste. Prendre contact avec le cabinet.

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