La plupart des personnes qui poussent la porte de mon cabinet ont déjà perdu du poids. Parfois plusieurs fois, parfois beaucoup. Ce qui a manqué, c’est la suite : ne pas reprendre.

Pourquoi les régimes restrictifs échouent
Ils fonctionnent au début, et c’est ce qui les rend crédibles. Puis trois mécanismes se mettent en place.
L’organisme s’adapte. Face à une restriction marquée, votre dépense énergétique diminue. À apport égal, votre corps consomme moins qu’avant.
La faim augmente. Vos signaux hormonaux de faim et de satiété se déplacent, et ils tiennent bien plus longtemps que la motivation. La volonté n’a rien à voir là-dedans.
La restriction appelle le débordement. Plus un aliment est interdit, plus il occupe l’esprit. L’écart devient compulsion, la compulsion devient culpabilité, et la culpabilité relance un régime plus strict.
Ce qui fonctionne
Partir de ce qui existe. Un changement tenable se construit sur vos habitudes réelles : vos horaires, vos contraintes de travail, votre budget. Pas sur un modèle théorique.
Viser la régularité plutôt que la performance. Trois repas structurés, à des horaires à peu près stables, règlent souvent plus de choses qu’une liste d’aliments à bannir.
Ne rien interdire. Aucun aliment ne fait grossir à lui seul. Ce sont les quantités, la fréquence et le contexte qui comptent.
Retrouver les sensations. Manger plus lentement, s’arrêter au rassasiement, distinguer la faim de l’envie ou de l’ennui. C’est lent et peu spectaculaire.
Bouger, pour d’autres raisons que la balance. L’activité physique pèse peu sur la perte de poids elle-même. Elle pèse beaucoup sur le maintien, la masse musculaire et le moral.
Un rythme réaliste
Une perte de 0,5 à 1 kg par semaine est déjà rapide. Au-delà, la part de masse musculaire perdue augmente et la reprise devient plus probable.
Le poids ne dit pas tout. Tour de taille, énergie, qualité du sommeil, aisance dans les vêtements en disent souvent davantage. Le bilan par impédancemétrie permet de savoir ce que vous avez perdu, masse grasse ou masse maigre.
Les plateaux font partie du chemin
Le poids ne descend jamais en ligne droite. Un palier de plusieurs semaines est normal. C’est souvent au moment du plateau que l’accompagnement compte le plus, parce que c’est là qu’on abandonne.
Ce qu’un suivi apporte
Un regard extérieur, d’abord, sur des habitudes devenues invisibles à force d’être quotidiennes. Des ajustements au fil de l’eau, ensuite, plutôt qu’un plan figé. Et un cadre qui tient dans les moments creux : vacances, charge de travail, découragement.
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Sarah Chaignaud
Diététicienne-nutritionniste
Diplômée depuis 2016, je reçois au cabinet de Saint-Germain-en-Laye, à celui des Alluets-le-Roi et en téléconsultation.
Cet article informe et ne remplace pas une consultation. Si un symptôme persiste, parlez-en à votre médecin ou à votre diététicien-nutritionniste. Prendre contact avec le cabinet.